Le principe du kit bicarburant
Les conversions reposent généralement sur un second réservoir dédié à l'huile végétale, une résistance chauffante qui la préchauffe pour réduire sa viscosité, et une électrovanne qui bascule l'alimentation entre gazole et huile. Le moteur démarre et s'arrête toujours au gazole, l'huile n'étant utilisée qu'une fois le moteur à température.
Pourquoi le diesel s'y prête
Le fonctionnement par compression du moteur diesel tolère mieux une huile plus visqueuse que le gazole qu'un moteur essence, dont l'allumage par étincelle est plus sensible à la nature du carburant. C'est ce qui explique que les conversions concernent presque exclusivement des moteurs diesel.
Une installation qui reste professionnelle
Le kit doit être posé par un installateur qualifié, avec un matériel homologué. Une pose mal réalisée peut endommager l'injection ou le moteur, et compromettre la garantie constructeur du véhicule.
Un entretien plus rapproché
Les filtres à huile et à carburant s'encrassent plus vite qu'avec un usage exclusif au gazole. Les véhicules convertis suivent en général un calendrier d'entretien resserré, avec des contrôles plus fréquents des filtres et des injecteurs.
Une démarche à déclarer
L'usage d'huile végétale comme carburant routier est encadré par la réglementation douanière et fiscale française. Avant toute conversion, la page consacrée à la législation détaille ce que l'on peut dire à ce sujet, et pourquoi chaque situation mérite d'être vérifiée individuellement.
Une question, ou envie de déposer votre première bidon d'huile usagée ?
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